L’Agora reçoit Jean-François Copé

L’Agora reçoit Jean-François Copé

Jean-François Copé à l’Agora, un retour médiatique réussi ?

 

Mercredi 20 janvier, l’Agora accueillait sous le feu des projecteurs Jean-François Copé sur le thème « Back to the Copétition ». Le retour médiatique de l’ancien président de l’UMP est loin d’être passé inaperçu, un grand nombre de journaliste étant présents lors de cette conférence qui s’est déroulée dans un amphithéâtre bondé.

Lorsque l’homme éclaboussé par l’affaire Bygmalion est monté sur scène, il s’est défendu d’avoir changé et a préféré qualifier son retrait de « travail de résilience ». Durant cet intense travail intérieur, monsieur Copé paraît avoir trouvé le temps d’écrire un livre : Le Sursaut français, publié le jour même de son apparition sur la scène de l’Agora. Cet ouvrage a donc été l’occasion de présenter sa nouvelle vision politique et ses quelques propositions de réformes. Ce qui, a-t-il répété, ne consiste en rien à une stratégie visant les primaires des Républicains ou la présidentielle de 2017.

L’ancien avocat a débuté la conférence en plaidant en faveur de la proximité et de la sincérité. S’en est suivi un temps de confidences, comme pour appuyer ces propos, durant lequel l’homme politique s’effaçait pour laisser place au confident racontant une « épreuve » l’ayant « construit ». Jean-François Copé a misé sur une logique particulière pour légitimer son retour : il inscrit son silence dans une continuité plutôt que dans une rupture, contrairement au discours qu’avait pu tenir Nicolas Sarkozy.

C’est donc en tant qu’homme politique abouti que Jean-François Copé a voulu dès lors s’exprimer sur le contenu de son nouvel ouvrage. Le premier cheval de bataille présenté a été le rapport à la prise de risque. D’après lui, un enjeu majeur en France est de renouer avec le succès en évitant d’abandonner au premier échec, notamment à l’école. Une manière habile de faire référence à sa propre expérience d’un échec surmonté et ainsi de sublimer son épreuve personnelle.

Les sujets suivants abordés ont été l’immigration et le terrorisme, en passant par la déchéance de nationalité. Enfin, ce sont des thèmes plus économiques auxquels s’est attaqué un Jean-François Copé qui semblait de plus en plus épuisé par un retour médiatique peut être un peu trop médiatisé…